Delphine's profile(¯`·. Le blog d'un papil...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
RésurrectionJe monte ces quelques marches, les pieds souriants,
la tête emplie par des souvenirs au goût enivrant.
La porte est elle à peine entrouverte,
qu'une joie de vivre nous est alors offerte.
A trois, le travail ne nous fait pas peur,
nous l'attendions depuis longtemps ce doux labeur.
Le coeur à la tâche, une énergie débordante,
ç'est magique, l'antre renaît, la tanière est vivante!
Le rangement de toute une partie de ta vie
te donne un nouveau départ et te ravit.
C'est avec un immense plaisir et une joie intense
que nous découvrons ébahis ton changement de fréquence.
Petit à petit, les murs retrouvent le sourire,
le sol chante sous nos pieds et cesse de flétrir.
La caverne sommeillait, ne se sentant plus vraiment belle,
nos trois âmes s'unissent,ç'est gagné, elle perd son coté rebelle.
La température est basse, nos mains sont un peu fraîches
mais notre coeur est bercé par la mélodie de cette crèche.
17h30, nous avons soudain envie de nous poser,
un fou désir,il est temps de savourer
ces quelques exceptionnels menus d'émotion,
sortons les verres, ç'est l'heure de la dégustation!
Des mots échangés, des sentiments partagés,
le temps s'arrête et immortalise cet instant de gaité.
Sommes nous en train de rêver,devons nous pincer
face à la paix retrouvée de ce havre de sérénité?
A ma droite,une de nos raisons de vivre:notre petit coeur tout mou,
tu nous fais face, assis sur ta chaise, le Sage est loin d'être fou.
Tes pensées se mêlent mais ta vision est loin d'être floue,
ils sont bien là, les deux lascars sont sortis de leur trou,
fiers et heureux de t'entourer le temps d'un après midi,
envahis par la joie admirative d'un lieu qui reprend vie.
La porte se referme, la maison nous remercie
en nous promettant de redevenir un paradis.
Je n'oublierai jamais ton regard submergé par tant d'émotion.
Hein Tiou que ç'est beau un ami en pleine résurrection!
Le béretLa main gauche posée sur ce pseudo chapeau noir,sentiment qui fait danser à la fois l'espoir et le desespoir,frissons grivois qui envahissent mon corps comme un exutoire,mon âme s'envole et distingue ce fermoir:enfin je peux te voir.
Les larmes deviennent parfois des lettres absentes, laissant place à une douleur de plus en plus présente,comme un carcan qui m'oppresse un cerveau quelque peu néant.
Mon regard s'évade vers cette petite masse noire,là posée à coté de mon coin pc,mon coeur flanche,je perd un peu de ma sérénité, je replonge vers une journée qui ressemblerait à une page blanche, tout revient en flash, ça y est , je m'en souviens, j'y étais,ç'était le six janvier.
La porte est grande ouverte,le spectacle est offert,"entrez, depechez vous car il est de courte durée, prenez vos places,le show va bientot commencer".
Toi qui aimait tant le grand espace,tu te retrouves confiné dans une pseudo piole ou il manque curieusement de la place, une dernière caresse sur ton visage:que ç'est étrange cette sensation de glace.
Le "live" semble trop éprouvant pour tes proches qui préfèrent quitter cet endroit pourtant si emouvant,je reste là plantée devant ce corps qui n'a rien de vivant,ne perdant pas une minute du regard ces gens qui s'affairent avec leurs outils pour définitivement mettre un terme à une vision qui aurait pu me laisser croire qu'il y avait encore une pseudo trace de vie.La boite est fermée, les boulons sont vissés, je dois m'écarter pour les laisser passer.
Je laisse le volant à mon frère,je suis dans une autre sphère, celle dans laquelle je t'accompagne du regard, toi devant dans le fourgon aux couleurs ternes mais qui est empli d'une faune qui ressemble de près à du jaune:ta couleur préferée, celle que tu aimais tant regarder, rappelle toi ce petit manteau taillé dans du deux ans:je n'ai jamais oublié ce présent aux allures d'un champ de jonquilles, tu l'aimais tant cette petite fille.
La foule est là pour te donner un dernier signe d'amitié,il est 15h, ç'est l'heure d'entrer,le deuxième acte va débuter.
J'ai pris place au premier rang, à droite il y a des hommes avec des drapeaux,ce sont des anciens combattants, au centre, un homme de blanc vétu nous rappelle ton vécu,ç'est un genre de porte parole de Jesus, je n'aime pas trop ce genre de personnage à première vue car dans cette enceinte mon coeur se sent un peu perdu, mon être littéralement mis à nu.
La messe est dite, s'ensuit une population inédite qui attend son tour pour saisir un objet en métal qu'elle trempe dans une petite coupelle avant de balancer quelques gouttes sur ta dernière couche, les rituels sont parfois un peu farouches!
La musique s'arrête,le silence s'installe et pourtant il y a encore du monde dans la salle....La musique repart, le curé ne pensait pas qu'il y aurait autant de monde pour saluer ton départ.
Il faut évacuer le lieu de culte et se diriger sans tumulte vers ta dernière demeure,celle ou désormais je passerai des heures certains dimanches après midi,à te souler de paroles, à te raconter ma vie,à pleurer aussi....
Le dernier acte est terminé, la porte est scellée,les larmes ont coulé, les chiens à la mort ont hurlé,tu fais désormais partie du passé mais je distingue ton sourire à chaque fois que tu me vois passer, que tu me vois nettoyer ou bien oter une neige fraichement tombée.Ta petite maison brille, au centre j'y ai déposé ce coeur de roses qui scintille:elle continue de t'aimer ta petite fille...
La main gauche posée sur le béret,je ressens toujours la même sérénité,je te sens là prêt de nouveau à m'aimer et si nous tentions de conjuguer l'avenir avec le passé?J'ai parfois l'impression que ta paluche vient caresser mon visage,ç'est étrange, elle est douce comme une peluche.
Mémé m'a donné ton béret,avec lui je m'amuse à cotoyer le monde de l'eternité,dis pépé, tu me fais une petite place pour que je vienne cinq minutes auprès de toi m'éclater?
Le temps passe,je ne sais plus trop ou est ma place,ç'est quoi cette vie aux allures fugaces?
Je pose une nouvelle fois ma main gauche sur la toque noire,j'ai encore une ombre d'espoir,je désire emplir de bonheur ce reservoir,peu importe la taille ou la forme de l'arrosoir:"pépé, s'il te plait,accepte et aide moi dans cette nouvelle vie ou j'essaie d'entrevoir une porte qui n'a rien de dérisoire..."
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