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(¯`·. Le blog d'un papillon.·'¯)(¯`·._) Le papillon est un mot d'amour plié en deux (¯`·._)
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J'ai vu...
Une nuit sans sommeil vous amène vers une destination que personne ne pourrait freiner,besoin de ce départ brutal vers ce lieu que je pourrais prénommer havre de sérénité,de fierté,de gaité,des sentiments mélés que la vie tout doucement réduit en poussières,un jour cet endroit deviendra un ramassis de mes plus beaux souvenirs qui laisseront à jamais en moi un gout de d'amertume dans mon proche avenir.Sept heures du mat,l'oeil toujours ouvert,je me lève et me prépare à partir vers ce lieu nommé désir. Une visite sur la dernière demeure de cet être jadis et toujours si cher à mon coeur,les fleurs fânent,les treize plaques sont toujours de marbre mais j'y devine encore son âme,j'essaie de vivre sans lui depuis presque un an et demi,comme un défi que j'aurais lancé ce fameux deux janvier à la vie.Un dernier baiser volé de ma main vient se poser sur cette petite cabane aux allures macabres et je repars rejoindre sa femme,cet être pour qui brille en moi une eternelle flamme. Il y a des destins qui riment avec chagrin,quand elle me raconte les aléas de sa vie,je suis abasourdie mais je l'écoute et bois ses paroles avec un tel respect et une telle envie que je resterais auprès d'elle jours et nuits afin de la soulager de ce passé et de ce présent qui la rendent si aigrie.Elle m'a narré des centaines de fois le départ brutal de son père,sur les bords d'un rivage avec son petit frère,elle l'a vu leur dire adieu car au milieu coulait une rivière qui l'a englouti lors de sa dernière prière.Il ne savait pas nager,il s'est noyé,les deux ados impuissants ont tristement vu cet homme emporté par les flots.Des dizaines d'années plus tard,la mémoire de cette femme est intacte,elle se souvient de chaque minute blessante,comme si les drames lui avaient procuré de multiples impacts.Elle n'a également rien oublié des souvenirs de son petit frère qu'elle appelait "Néné",elle est restée des heures à son chevet,la douleur au ventre à l'idée qu'elle ne le reverrait jamais,il n'avait que seize ans,elle n'était pas préparée à vivre un tel décès.Elle n'était qu'une enfant et elle avait deja perdu un frère et ses parents.... Je pousse la porte de la véranda,elle ne m'a pas entendue mais elle est là et lorsqu'elle comprend que je suis en chair et en os devant elle,elle proclame plusieurs fois mon prénom avec au fond de la gorge une multitude de sanglots,dans son regard j'ai vu le même amour si puissant que son mari autrefois m'offrait à chaque venue,ç'est si triste et en meme temps si beau d'etre de cette façon attendue.Tout comme moi,elle n'a pas encore réussi à vivre sans lui,elle y pense jours et nuits,on lui a même installé un lit dans sa pièce de vie,l'autre étant devenu trop froid dans cette pièce si grande ou pépé dormait autrefois.Pour la première fois j'ai vu cet homme à chaque recoin de la maison,dans la véranda sur son fauteuil,dans son lit à l'agonie mais aussi sur le banc à l'exterieur là ou nous avons échangé des sentiments durant des milliers d'heures.Quelle étrange sensation de sentir un être aussi vivant et aussi présent alors qu'il nous quitté il y a plus d'un an. J'ai vu ce jour là dans son regard un chagrin qui la condamme à aucun autre départ,un besoin sans cesse de vivre dans le passé pour tenter de ne jamais l'oublier.Et puis soudain, elle m'a parlé de son fils,ses yeux sont devenus noirs,un terrible effroi venait de s'emparer de son visage,nos regards sont entrés en fusion,je tentais d'absorber sa peur mais il m'est impossible de ressentir avec autant d'intensité une telle frayeur.Ses joues deja ridées se sont crispées,toute sa tête s'est mise à trembler,je n'ai jamais distingué autant de douleur même chez un condamné,je venais de comprendre ce qu'une femme pouvait ressentir à l'idée de perdre sa chair et son sang tant aimés,comme un coup de poignard dont elle ne pourrait jamais se relever. Ma présence et l'amour que j'ai pour cet être qui n'est autre que la femme de ma vie,mon dernier pilier vivant, sont peut être les dernières cartes qui lui restent en main pour continuer de braver le destin.J'ai passé le dimanche auprès d'elle,les vieux,il ne faut pas les laisser face à eux même mais tenter de leur apporter un sourire,un soutien,un amour....des sentiments qui leur donnent encore un espoir dans ce foutu desespoir.Je suis repartie à l'approche de la nuit,je l'ai embrassée et j'ai fait ce que je fais à chaque fois et que je devrais omettre de faire:me retourner.Elle s'est alors écroulée en larmes comme son mari faisait jadis,mon départ est pour elle comme il était pour lui,l'un des plus terribles supplices. Mon plus grand regret est d'avoir choisi une vie dans une grande ville alors qu'elle souhaitait vivre ses dernières années auprès de sa petite fille.Ce choix laissera à jamais une ombre planer sur mon avenir,je suis triste d'avoir gaché les espoirs de son dernier "devenir". Ce dimanche après midi,dans les yeux d'une femme j'ai vu la douleur et la misère,ce dimanche après midi j'étais auprès de ma grand mère....
Ti amo29 octobre,fin d'après midi,ton moteur s'éteint, tu me laisses sur le parvis,tu repars,je suis abassourdie,je ne comprend plus la vie.Les meilleurs amis se complaisent parfois à devenir les meilleurs ennemis,pensant d'une manière orgueilleuse que l'un comme l'autre n'est pas le carburant essentiel de leur vie;une relation entre deux béliers est une combinaison de fierté et d'amour trop mal exprimé.
Nous avons su si bien nous envoyer des tirs de famas,sachant pertinemment que nous ne pourrions pas supporter très longtemps un tel sarcasme,conscients tous les deux qu'une eventuelle séparation nous laisserait un gout de sentiment fugace.Nous avons toujours préferé nous dire:"je ne te hais point"plutot que de nous dire:"je t'aime",à quoi bon crier un sentiment alors qu'une telle energie se dégage lorsque nos regards entrent en synergie?
Un soir nous avons regardé ensemble le film"Jeux d'enfants",inconsciemment nous commencions à jouer avec notre relation,comme une folle envie de perdre la raison afin de rendre un quotidien des plus amusants.
Le bélier fonce,se prend des murs en pleine face,blesse son entourage aussi facilement qu'un tour de passe passe et pourtant au fond de lui sommeille un palace de sensibilité qui ne demande qu'à être exprimé.
Mais ce fameux lundi,nous avons été maudits,comme punis du mal que nous avions envers nous commis.La vie avait décidé de nous tester,comme un dernier élan généreux de sursis,comme un cadeau qui aurait pu se prénommer "répit".
Tu viens juste de partir,dans ton regard j'ai presque deviné un envie de fuir,un désir de finir.....Je monte les quelques marches,le cerveau est en miettes,je ressens une déflagration mentale,je comprend alors le supplice de Tantale.
Les jours ont passé,mes amis ont tout essayé pour que je sois le moins possible perturbée,le soutien et l'amour qu'ils m'ont alors donné,jamais je ne pourrai les oublier.C'est alors que j'ai inséré un programme de résistance mentale dans mon coeur et dans mon âme,pensant qu'une telle fusion n'était la source que d'une simple perte de raison,qu'un amour aussi pur et aussi platonique ne pouvait pas compter sur d'eternelles répliques.Alors j'ai tenté de m'isoler,rêvant d'une maison aux portes définitivement fermées,j'ai marché seule comme chaque matin,comme chaque soir,avec au fond des yeux plus aucune lueur d'espoir mais en serrant les poings d'une manière si forte que plus rien n'aurait pu ébranler le coeur du papillon terrien.
J'ai cru naivement que je réussirais ce combat aussi adroitement que j'avais remporté les anciens qui avaient affaibli ma vie,un sourire éclatant devant les collègues et on pense que le tour est joué,que plus rien ne pourra nous condamner,comme une sensation d'invincibilité.
Contre toute attente,on distingue au loin des inconnus pensant que ç'est lui qu'on a vu,on passe devant la même voiture et on ne peut s'empêcher de photographier mentalement la plaque d'immatriculation,espérant secretement une pseudo vision,le corps entier se raidit,les yeux se plissent pour lutter contre une forme potentielle de nostalgie fatale,les poings se resserrent,la tête se relève,on croit alors que le jeu est gagné,on effectue quelques pas,encore quelques mètres et ça sera la fin du combat.
J'ai parcouru chaque jour les rues de cette ville avec cette même force intérieure et lorsque j'ai cru que je n'avais pas perdu mais qu'au contraire j'etais en train de gagner,mon corps tout entier se mettait à trembler,les larmes se mettaient à couler sans qu'elles ne soient par avance programmées mais je continuais mon chemin tout en essayant de ne pas trébucher,rentrant chaque soir avec ce même desespoir tout en essayant d'offrir le sourire aux personnes qui tentaient de me rendre le gout de l'espoir.
30 décembre,milieu d'après midi,mon portable a retenti,je pensais à un message de n'importe qui mais à aucun moment d'une pensée de mon rital favori.Deux mois et un jour plus tard,tu décidais de sortir du placard!
Ces semaines de silence m'ont inculqué une maitrise de moi tout en me plongeant dans un certain desarroi,je n'ai jamais perdu la foi que j'avais en toi même si j'étais à deux doigts de vouloir t'exclure de mes lois.
Nous nous sommes revus,au premier regard,j'ai compri qu'on ne s'était jamais réellement perdu,j'ai aussi compri que j'étais bien plus importante à tes yeux que je ne pouvais l'imaginer,cette fois ci ç'est toi qui a repri le refrain de notre "e ritorno da te"!
Je sais à quel point tu as la facilité de tirer des traits sur les passés qui ont fini par ne plus rien t'apporter,ton retour est le symbole de cet attachement si fort et si grand que nous nous offrons depuis bientôt deux ans!
Le manque et le vide que nous avons à tour de rôle subi nous ont appri la véritable nature de nos ressentis et nous ont enseigné qu'en matière d'amitié il ne fallait pas jouer,comme si une soudaine sagesse venait en nous s'installer,un besoin eternel de partager nos joies et nos peines,un désir permanent de se raconter ces choses qu'on oserait à personne d'autre narrer...
Tes derniers mots,même si je les connaissais par avance en les ayant si peu entendus,m'ont beaucoup touchée car ils ne sont pas restés muets telles des pensées,cette fois ci tu les as proclamés,comme une envie de me rassurer et une nouvelle fois me prouver à quel point tu étais capable de me proteger.
Si un jour la vie ne nous apprend plus rien,chacun viendra sur l'autre chemin pour lui offrir un espoir de meilleur lendemain,notre fusion étant le fruit d'un travail qui a besoin de quatre mains.
Si par malheur un jour nous commettons à nouveau la même erreur,si nos deux caractères décident de nous plonger dans le chaos,alors concentre toi et pense à ce qu'il y a de plus beau: Ti ... Amo
Ma déclarationLes feuilles blanches sont souvent effrayantes,les pensées du soir ont rarement un parfum d'espoir et pourtant je m'accroche désespérément à cette infime lueur que je perçois au travers du miroir. La vie m'a beaucoup appri,les échecs aussi,je me sens parfois assiégée comme une antique cité en sursis avec cet eternel cri qui me pousse vers la vie. Tout abandonner,laisser derrière soi les derniers repères demande une force intérieure que je ne soupçonnais pas et pourtant je suis là en ayant subi des pertes et un leger fracas. Si une personne me demande si je suis heureuse,je lui répondrai que je ne suis pas malheureuse,il est facile de jouer avec les mots,il est beaucoup plus difficile de ne pas ressentir les plus profonds maux. Certains sont convaincus que les aléas de la vie renforcent une armure déja blindée,j'ai envie de leur répondre que ma sensibilité s'accroit avec le temps et que les bases sont bien plus fragiles qu'auparavant. Je me sens parfois seule bien que très entourée,je dois avouer que le sentiment d'aimer me laisse sur le pavé,ce manque affectif me pèse,la solitude de plus en plus me gêne,moi même je n'aurais pas cru que si tôt j'étais prête de nouveau à me lancer dans la catastrophique mais si fantastique épopée ou deux personnes se disent des êtres aimés! Des personnages réels gravitent autour du papillon,des gens envahis par la raison,grâce à eux j'ai le désir de cotoyer une nouvelle fois la passion,je les remercie pour cette transformation,quel plaisir de cotoyer le monde des sensations,je sais,il faut que je passe à l'action! J'ai cru à une époque hair les hommes,la plus belle leçon que je pouvais recevoir de la vie est celle que ce sont eux qui me redonnent gout à celle ci. Mon entourage depuis plusieurs mois est un univers essentiellement masculin,on pourrait presque m'envier de vivre avec de tels êtres divins,avec eux je ne reste jamais sur ma fin,grâce à eux je ne me sens pas une catin mais une femme qui tout doucement ne doute plus de rien. Vous m'apportez cette communication que je recherchais tant,m'offrez une sensibilité que peu de gens sont capables d'imaginer sans pour autant leur demander de comprendre une chose qu'ils ne verraient même pas au mileu des cendres. A quoi bon prénommer mes "saints"?Ils se reconnaissent et savent qu'ils feront partie de mes lendemains.Il est peut etre bon de préciser que je ne vis pas dans un harem,ces hommes ont leur barême,le même gout pour l'homme suprême.Pour ceux qui les appellent vulgairement "pd",j'aimerais leur dire que je suis fière d'être celle que l'on surnomme"la femme à gays"! Ici je me reconstruis,un ami dira que je me construis tout simplement...merci à lui d'aider cette fille parfois un peu "tapée",mais tout de même que de fabuleuses soirées passées sur ta terrasse ensoleillée entourés d'amis hors du commun! Hep toi,celui qui vient souvent déjouer ton pote au "trivial",sais tu que ta sensibilité me touche?Sais tu que j'aime auprès de toi partager ces instants qui n'ont rien de farouche?Oui je sais, tu le sais,tout du moins tu le devines. Et puis il y a toi,rarement tu me déçois,tu m'as maintenue en vie lorsque je perdais les pédales,je ne t'offrirai jamais assez de pétales pour te témoigner mon amour astral,grâce à toi le papillon n'est pas bancal et espère secretement un avenir qui n'aura rien de banal ni de fatal,pardon pour mes épines verbales! Hep toi là haut qui tape ta belote autour d'un ballon,tu me vois en train de chialer avec ton beret sur les genoux?Sérieux,t'aurais pu l'emmener,tu vas attraper froid. Je me noie dans un verre pour me sentir plus près de toi,jamais un homme ne m'aimera comme toi,jamais un homme ne coulera autant de larmes chaque fois que je quittais la région,comme démuni de toute raison,tu pleurais mon vieux à chaque départ de ta passion. Sais tu que ton dernier souffle restera ancré dans mon esprit à tout jamais?Sais tu que sans toi je n'ai plus de "Palais"?Sais tu que mon avenir sans toi ne sera jamais parfait?Oui je sais, tu le sais... Hep vous les hétéros,savez vous que vous me soulez à mater mes fesses et mon décolleté?Savez vous qu'auprès de vous je recherche une once de sensibilité et une pointe de sincérité?Oui je sais, vous pensez le savoir... Ceci pourrait ressembler à un cri de desespoir,encore faut il ressentir un pseudo espoir... Hep toi là bas qui lutte contre la maladie,sais tu combien j'aime t'épauler lorsque tu me parles de tes opérations,sais tu combien à quel point je t'écoute lorsque tu me narres les prouesses des chirurgiens?Tu es encore en vie, tu es ma plus grande leçon,tu te bats contre ce poison qui a deja atteint ton colon,ton coeur et tes poumons!Tiens le choc bonhomme,tu as déjoué la mort,continue ce combat qui ne sera jamais un sort. 1001 pensées mélées à tous ces hommes qui luttent à leur façon et qui m'apportent leur "leçon". Quand je suis seule et que je peux rêver,je rêve que je vous fais tout bas une déclaration,quand je suis seule et que je peux inventer,que vous êtes là tout près de moi,je peux m'imaginer tout bas une déclaration,ma déclaration,juste deux ou trois mots d'amour pour vous parler de nous,j'aimerais vous dire tout ça,je voudrais tant mais je n'oserai pas.....Merci Mr Berger pour cette inspiration... Je vous aime tout simplement,je me sens seule mais vous le savez deja. Votre papillon
Ensemble?Cruel sentiment d'être décalée,triste chagrin envers les différentes minorités et la pauvreté,que s'est t'il passé ce six mai?
20h,les chiffres ont parlé,la nation a décidé,elle a préféré égoistement sa liberté quitte à ce que celle de son voisin soit baffouée,amer retour dans l'individualité.
J'ai le regard figé, je n'ai pas encore réalisé mais très vite, quelques larmes viennent à couler,j'essaie de comprendre la majorité,en vain,mon coeur ne compose pas avec de telles abominables pensées,mes ressentis sont submergés par une certaine véracité.
Je suis des yeux le parcours de notre nouveau "mégalo" président:était t'il indispensable de voir rouler son auto des minutes durant,telle une star du grand écran?
J'ai le courage de ne pas éteindre le poste de télévision,je souhaite entendre ses intentions envers la population,je pensais avoir deviné ses diaboliques pensées de manipulation mais ce que j'ai entendu dépasse toute raison...
"Autorité,Morale,Identité nationale" et cet inhumain clin d'oeil à mr le boucher Bush me collent une gerbe qui remonte jusqu'à la bouche,ç'est quoi ce type au discours farouche?
Je reste scotchée devant les sympathisants qui lèvent le bras envers je ne sais quelle direction mais qui me rappellent les signes d'un certain fuhrer dont je tairais le nom surtout lorsque j'entend le chant has been de notre nation.
"Aux armes citoyens!
Formez vos bataillons!
Marchons marchons!
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons"
Les paroles me glacent le sang et j'ai soudain froid dans le dos,comme un sentiment de déja vu et de très facho:bienvenue à bord du bateau Sarko!
Ce qui suit n'est pas une parodie mais simplement les paroles d'une certaine bourgeoisie:Paul Antoine est ravi,son pote doit surement se prénommer Charles Henri ou encore Pierre Marie sans parler de la jeune fille aux cheveux jaunis qui doit répondre au doux prénom d'Anne Sophie: cette classe sociale représente t'elle vraiment les soucis de notre pays?Pourquoi nous infliger une telle ironie?
Ca n'est pas un coup d'Etat mais un terrible coup d'éclat d'innombrables ingrats qui à mon gout sont dépourvus de toute sensibilité,je cherche un brin d'humanité,inutile, nous venons de sombrer dans une triste réalité,préparons nous aux pires idées liées à un pouvoir qui va flirter avec un fou désir d'extrémité.
Ce soir je pense aux minorités que l'on appelle vulgairement pd,lesbos,clodos,cocos,noirs,jaunes,gris:pour tous ces gens là je me fais du souci,pour ces êtres qui sont avant tout des humains j'ai beaucoup de chagrin.
"Enfants de tous pays.....":effet d'optique ou bien Enrico s'est t'il planté de chariot?Les paroles de sa chanson me paraissent brutalement utopiques et pourtant ce que j'entend n'a rien de chimérique,attention au vent de panique!
Je ne suis pas anti sociale,j'ai tout simplement peur d'un homme qui se comporte comme un chacal,qui a su habilement diviser un peuple pour mieux régner.Croyez vous "gens de la campagne" être impliqués dans les problèmes liés aux cités,vous n'avez jamais vu d'étrangers mis à part à la télé et pourtant vous semblez être effrayés,par rapport à vous, je suis profondément décalée.
Je ne crache pas mon venin mais j'ai peur de me réveiller demain matin,l'air pas très serein,je ne me suis pas préparée à ce nouveau parfum aux senteurs de bourgeoisie, de xénophobie et de perfidie.
Ensemble oui mais avec qui???
Coeurs en choeur
J'avais envie de vous dire merci pour l'amitié que vous me témoignez ce soir,ma vie ne rime pas vraiment avec le mot espoir mais le fait de vous contempler là autour de moi,me donne la sensation d'avoir le coeur un peu moins froid. J'ai choisi non pas par fatalité mais davantage par amitié cet havre de paix pour pour fêter mes 34 balais!C'est ici que je me suis quelques fois réfugiée afin de fuir une pseudo réalité.Merci Patoche,tes actes et tes pensées me prouvent depuis un an que tu es un ami à plein temps.Tu m'as ouvert une fois de plus les portes de ta tanière,j'en suis fière, ton personnage n'a rien de chimérique,je t'aime tout simplement parce que tu es un être unique. Notre Tiou,notre petit coeur tout mou n'a pas manqué au rendez vous, quel bonheur de t'avoir croisé nulle part ailleurs, dans cet endroit ou nos émotions sont les meilleures.En matière de sensibilité, tu es un virtuose,Mathieu tu le sais,je kiffe grave ta prose!Bienvenue à ton chéri, Fred, tu es entré de façon merveilleuse dans notre cercle d'amis,ton écoute et ta sérénité nous ont touché,on ne pouvait que t'apprécier.Longue vie à votre histoire qui a débuté un fameux 14 février. Je suis venue accompagnée de la Louloutte, Noela,ç'est une nana pleine de tempérament, parfois dure mais toujours juste.Tu accours lorsque je tombe,me relève lorsque je trébuche,ça n'est pas pour rien que je t'ai surnommée ma béquille,tu n'es jamais bien loin quand je pars en vrille.T'es aussi ma cops de beuverie,ç'est cool que tu fasses partie de ma vie. Nat....Ta présence à elle seule symbolise 28 ans de fidélité en matière d'amitié,j'ai beau chercher, je ne vois rien qui pourrait la ruiner.Tu fus la première à me tendre la main par un beau matin dans cette cour de récréation,je l'ai saisie sans aucune prétention.Nous n'avons jamais cessé de nous aimer,je n'oublierai jamais ton geste de ce dernier 6 janvier,tu étais là pour l'adieu à mon pilier,cet être que j'appelais mon pépé,une fois de plus,cette main je ne l'ai pas lachée.....Merci ma poulette! On a souvent par habitude l'envie de garder le meilleur pour la fin,un peu comme un dessert que l'on mangerait sans faim mais tellement divin qu'on ose à peine le toucher tant il nous emerveille de par sa beauté.Yoann, tu ne pensais tout de même pas que j'allais t'oublier.Un seul regard dans le hall de cette gare et ç'est toute une fusion qui démarre.Mon bouchon, mon bébé,mon meilleur ami,ma moitié astrale,tu es la première personne que j'appelle quand tout va mal.Le papillon tremble lorsque son bouchon a le coeur en effraction, les lettres de ton prénom resteront à tout jamais gravées dans ce coeur qui auprès de toi n'est jamais désarmé.C'est une histoire d'amitié qui rime avec e ritorno da te,mia forza italia est là,le number one, tu le sais,ç'est toi et sans ce toi je ne suis plus tout à fait moi.Merci à ta moitié de s'être déplacée,j'apprécie Yohann à mon égard ton geste d'amitié. La vie ne m'épargne pas beaucoup mais ç'est grâce à un peu de chacun d'entre vous que je ne perd pas totalement les roues.Chapeau bas à vous tous, sans votre sincérité et votre sensibilité, le train aurait certainement déja déraillé.Conjuguer la verbe aimer, j'avoue, ça me fait triper, alors je vous le conjugue tout simplement au présent:"Je vous aime!" Mia Forza Italia
Un simple battement d'aile d'un papillon et ç'est toute une fusion qui émerveille une relation pour laquelle il est difficile de trouver un nom tant elle rime avec la communion. Un seul regard, il était pourtant peuplé ce hall de gare,rien ne semble être dû au hasard,un souffle de renouveau à mille lieues d'un coup de blizzard venait de s'emparer de deux êtres dont les sentiments n'avaient rien de bizarre. Lorsque mon coeur est en intempérie, je cours vers toi afin de me réfugier sous ton parapluie,comme ç'est bon d'avoir un ami qui à ce point vous sourit et embellit votre vie,quelques mots suffisent pour réanimer ma philosophie et rassurer un coeur quelque peu meurtri mais toujours surpris par la grandeur de tes gestes et de tes pensées,mon âme est ravie. Lorsqu'un tel rayon de soleil illumine votre esprit,tous les rêves sont permis,un grand merci ne suffirait pas pour t'exprimer mon ressenti. Nous nous sommes quittés ce soir sur le quai de cette gare,les trains ça devient notre quotidien,il faut bien parfois retourner près de son chemin même si le mien actuellement n'a rien de divin, ah que ç'est dur de se lâcher la main et tenter de ne pas se retourner pour ne pas subir notre chagrin.Ton dernier message posté au demarrage de la locomotive n'avait rien d'une pensée furtive,mes tripes sont nouées mais littéralement conquises par cette déclaration de souffrance mêlée d'une pointe d'espérence. Certains font preuve de compréhension et même d'admiration face à une telle fusion, d'autres préfèrent émettre un point d'interrogation voir une note abusive d'exclamation,peu importe le jugement tant que nous vivons nos passions tout en gardant un minimum de raison. Ca fait bientôt un an, dans le hall de cette gare que j'ai croisé ton regard,nos visages sont devenus hagards, la vie n'a rien de bizarre,elle venait tout simplement de m'offrir la vision d'un garçon qui a tout d'un ange,le papillon, au fil du temps lui a offert ses ailes,cette histoire n'a aucun coté sensuel ni même sexuel mais putain qu'est ce qu'elle est belle! Il y a des histoires d'amour qui finissent mal en général,notre histoire d'amitié quant à elle est une oeuvre qui de jour en jour grandit en beauté,prête à nous épauler quand un de nous deux a le coeur un brin bancal.Il est parfois bon de se mettre à nue,d'extérioriser ses plus profondes pensées tout en dévoilant sa vertu.Il est parfois vital de balancer quelques mots sur un clavier pour remercier un garçon qui ne manque pas de maturité,pour tenir en émoi un être dont la vie rime avec sincérité. Je te fais à ma façon ma déclaration,et comme tu le dis si bien:"que tu le veuilles ou non,je resterai à tout jamais ton bouchon!"J'ai comme des papillons qui s'évadent de ma carapace et qui s'envolent vers ton astral palace,quelques larmes de joie sont là, tu seras à tout jamais Mia Forza Italia
RésurrectionJe monte ces quelques marches, les pieds souriants,
la tête emplie par des souvenirs au goût enivrant.
La porte est elle à peine entrouverte,
qu'une joie de vivre nous est alors offerte.
A trois, le travail ne nous fait pas peur,
nous l'attendions depuis longtemps ce doux labeur.
Le coeur à la tâche, une énergie débordante,
ç'est magique, l'antre renaît, la tanière est vivante!
Le rangement de toute une partie de ta vie
te donne un nouveau départ et te ravit.
C'est avec un immense plaisir et une joie intense
que nous découvrons ébahis ton changement de fréquence.
Petit à petit, les murs retrouvent le sourire,
le sol chante sous nos pieds et cesse de flétrir.
La caverne sommeillait, ne se sentant plus vraiment belle,
nos trois âmes s'unissent,ç'est gagné, elle perd son coté rebelle.
La température est basse, nos mains sont un peu fraîches
mais notre coeur est bercé par la mélodie de cette crèche.
17h30, nous avons soudain envie de nous poser,
un fou désir,il est temps de savourer
ces quelques exceptionnels menus d'émotion,
sortons les verres, ç'est l'heure de la dégustation!
Des mots échangés, des sentiments partagés,
le temps s'arrête et immortalise cet instant de gaité.
Sommes nous en train de rêver,devons nous pincer
face à la paix retrouvée de ce havre de sérénité?
A ma droite,une de nos raisons de vivre:notre petit coeur tout mou,
tu nous fais face, assis sur ta chaise, le Sage est loin d'être fou.
Tes pensées se mêlent mais ta vision est loin d'être floue,
ils sont bien là, les deux lascars sont sortis de leur trou,
fiers et heureux de t'entourer le temps d'un après midi,
envahis par la joie admirative d'un lieu qui reprend vie.
La porte se referme, la maison nous remercie
en nous promettant de redevenir un paradis.
Je n'oublierai jamais ton regard submergé par tant d'émotion.
Hein Tiou que ç'est beau un ami en pleine résurrection!
Le béretLa main gauche posée sur ce pseudo chapeau noir,sentiment qui fait danser à la fois l'espoir et le desespoir,frissons grivois qui envahissent mon corps comme un exutoire,mon âme s'envole et distingue ce fermoir:enfin je peux te voir.
Les larmes deviennent parfois des lettres absentes, laissant place à une douleur de plus en plus présente,comme un carcan qui m'oppresse un cerveau quelque peu néant.
Mon regard s'évade vers cette petite masse noire,là posée à coté de mon coin pc,mon coeur flanche,je perd un peu de ma sérénité, je replonge vers une journée qui ressemblerait à une page blanche, tout revient en flash, ça y est , je m'en souviens, j'y étais,ç'était le six janvier.
La porte est grande ouverte,le spectacle est offert,"entrez, depechez vous car il est de courte durée, prenez vos places,le show va bientot commencer".
Toi qui aimait tant le grand espace,tu te retrouves confiné dans une pseudo piole ou il manque curieusement de la place, une dernière caresse sur ton visage:que ç'est étrange cette sensation de glace.
Le "live" semble trop éprouvant pour tes proches qui préfèrent quitter cet endroit pourtant si emouvant,je reste là plantée devant ce corps qui n'a rien de vivant,ne perdant pas une minute du regard ces gens qui s'affairent avec leurs outils pour définitivement mettre un terme à une vision qui aurait pu me laisser croire qu'il y avait encore une pseudo trace de vie.La boite est fermée, les boulons sont vissés, je dois m'écarter pour les laisser passer.
Je laisse le volant à mon frère,je suis dans une autre sphère, celle dans laquelle je t'accompagne du regard, toi devant dans le fourgon aux couleurs ternes mais qui est empli d'une faune qui ressemble de près à du jaune:ta couleur préferée, celle que tu aimais tant regarder, rappelle toi ce petit manteau taillé dans du deux ans:je n'ai jamais oublié ce présent aux allures d'un champ de jonquilles, tu l'aimais tant cette petite fille.
La foule est là pour te donner un dernier signe d'amitié,il est 15h, ç'est l'heure d'entrer,le deuxième acte va débuter.
J'ai pris place au premier rang, à droite il y a des hommes avec des drapeaux,ce sont des anciens combattants, au centre, un homme de blanc vétu nous rappelle ton vécu,ç'est un genre de porte parole de Jesus, je n'aime pas trop ce genre de personnage à première vue car dans cette enceinte mon coeur se sent un peu perdu, mon être littéralement mis à nu.
La messe est dite, s'ensuit une population inédite qui attend son tour pour saisir un objet en métal qu'elle trempe dans une petite coupelle avant de balancer quelques gouttes sur ta dernière couche, les rituels sont parfois un peu farouches!
La musique s'arrête,le silence s'installe et pourtant il y a encore du monde dans la salle....La musique repart, le curé ne pensait pas qu'il y aurait autant de monde pour saluer ton départ.
Il faut évacuer le lieu de culte et se diriger sans tumulte vers ta dernière demeure,celle ou désormais je passerai des heures certains dimanches après midi,à te souler de paroles, à te raconter ma vie,à pleurer aussi....
Le dernier acte est terminé, la porte est scellée,les larmes ont coulé, les chiens à la mort ont hurlé,tu fais désormais partie du passé mais je distingue ton sourire à chaque fois que tu me vois passer, que tu me vois nettoyer ou bien oter une neige fraichement tombée.Ta petite maison brille, au centre j'y ai déposé ce coeur de roses qui scintille:elle continue de t'aimer ta petite fille...
La main gauche posée sur le béret,je ressens toujours la même sérénité,je te sens là prêt de nouveau à m'aimer et si nous tentions de conjuguer l'avenir avec le passé?J'ai parfois l'impression que ta paluche vient caresser mon visage,ç'est étrange, elle est douce comme une peluche.
Mémé m'a donné ton béret,avec lui je m'amuse à cotoyer le monde de l'eternité,dis pépé, tu me fais une petite place pour que je vienne cinq minutes auprès de toi m'éclater?
Le temps passe,je ne sais plus trop ou est ma place,ç'est quoi cette vie aux allures fugaces?
Je pose une nouvelle fois ma main gauche sur la toque noire,j'ai encore une ombre d'espoir,je désire emplir de bonheur ce reservoir,peu importe la taille ou la forme de l'arrosoir:"pépé, s'il te plait,accepte et aide moi dans cette nouvelle vie ou j'essaie d'entrevoir une porte qui n'a rien de dérisoire..."
La mort en flirtLes heures, les minutes et les secondes défilent et pourtant je viens de perdre toute notion du temps,mon cerveau catapulté par un douloureux instant vers un univers que j'ignorais jusqu'à présent.Je me retrouve là avec mes pensées les plus obscures,je me découvre et apprend la souffrance à l'état pur.J'ai jusqu'à aujourd'hui cru connaitre le sentiment de terreur,le monde de la douleur et je réalise dans quelle utopie je vivais durant les trente trois dernières années de ma vie.
16h34, 02/01/2007,la pendule ne se plante pas,la mort a tardé à venir frapper,je l'ai vue se diriger sans être vraiment pressée vers cet homme là qui agonisait dans sa tenue blanche,une dose d'oxygène dans les narines,une perf au gout de glucose, une autre qui lui envoyait du chlorure de sodium sans oublier cette machine à la couleur verte qui lui injectait sa dose de morphine.Il a même eu droit à la sonde, autant finir avec des blessures profondes,la mort s'est bien foutu de sa gueule en lui infligeant un tel départ vers cet autre monde.
Je fus la première arrivée dans cette chambre, la dernière au fond du couloir, les futurs cadavres on les parque pour ne pas oter aux autres malades tout futur espoir, chambre 630,j'entre et je comprend que ç'est ton dernier jour dans le monde des vivants.Je reste seule une heure auprès de toi, à regarder ta future dépouille lutter contre je ne sais quoi, le médecin passe pour me parler,j'écoute ses paroles avec plein d'émoi,quelques minutes plus tôt l'infirmière m'avoue avoir senti chez moi une grande sensibilité et craint de me laisser seule dans un tel moment de pseudo lucidité.Et puis deux autres de tes petits enfants arrivent,pour eux aussi l'épreuve n'est pas facile.Ta respiration est de plus en plus difficile,quand ton coeur s'arrete le mien est en apné,quand il repart j'ai de nouveau une larme d'espoir.Je te vois lutter mais jamais je n'aurais pensé que tu etais un tel guerrier,tu as poussé ta force à l'extrème car deux personnes manquaient à l'appel,elles n'ont pas tardé:ç'était tes gosses...tes deux garçons...
Quand tout le monde fut là,tu as décidé de baisser le rideau:le dernier acte venait de se terminer sous les bravos:pépé tu es en parti en héro!
Je t'ai tenu la main avec ton autre petite fille, on voulait que tu sentes notre amour, celui qui brille, celui qui est si beau quand tout est vrai.
Le dernier souffle est arrivé,cette vision là venait de s'imprimer dans mon cervelet,ma tête est fracassée,mon coeur est brisé:je viens de perdre l'un de mes deux piliers.
Je suis restée là de longues minutes, la tête penchée sur les barres de ton lit médicalisé,je souffrais mais je t'admirais,cet instant là jamais je ne l'oublierai.Nous ne pouvons pas vivre avec nos morts alors il faut quitter la chambre, j'en profite une dernière fois pour déposer un baiser sur ta joue droite car celle de gauche venait de se creuser:la mort grapille, la mort gaspille,elle venait de commencer son festin,celui qui rime avec zéro lendemain.Ce baiser je l'ai accompagné d'une dernière caresse sur ton visage,j'ai la rage, je ne suis pas prete pour ce putain de virage mais je m'entraine pour communiquer avec toi depuis ton nuage.
Je tremble, je pleure,je ne maitrise plus rien,mes yeux coulent à torrents et pourtant je ne suis pas fan de la rivière mais plutot de l'océan.
J'apprend à trente trois ans la signification du manque,du vide,je cotoie l'abîme,tout le monde est conscient du lien qui nous unissait,un amour particulier grâce auquel j'ai su bien avancer durant mes trente trois dernières années.
Au revoir monsieur l'Artiste, t'avais une gueule à part, ton prénom ç'était Florentin mais les gens t'appelaient Tintin,t'étais connu comme le loup blanc,chacun te voyant comme un homme des plus pittoresques,chacun ayant le sourire à la vue de ce bonhomme hors du commun.
La mort t'a nargué mais tu as su d'elle te moquer attendant si tragiquement que nous soyons tous présents pour ton dernier instant.
Une partie de moi s'est arretée de vivre mais elle ne cessera d'aimer cet homme au beret,cet homme qui m'a tant offert par le passé,ç'est promi pépé je vais essayer de m'alimenter pour que tu sois fier là haut de cet enfant qui n'est autre que le ciment d'un amour si grand.
Chapeau bas Monsieur....Mais que vais je devenir sans toi dans ce monde soudain si ténébreux?
Pépé
Jour de Toussaint,le temps n'est pas vraiment serein,
je pousse cette porte avec toujours ce même sourire enfantin,
je viens rendre visite aux plus belles âmes de mon destin,
celles qui m'ont si gracieusement offert de fabuleux lendemains.
La maison me parait un peu vide, l'athmosphère un peu floue,
mémé est assise, des larmes de fatigue coulent sur ses joues.
Toi, tu es dans un coin d'une autre pièce, allongé sur ton lit,
un bonnet recouvre une partie de ton visage que les années ont flétri
mais qui laisse encore entrevoir un regard que la vie a quelque peu terni
par une souffrance qui ne te donne plus vraiment goût à la vie.
Je m'assois près de mémé sur son lit en face du tien,
tu es si diminué mais tu parviens à nous tendre la main,
nous suppliant de t'offrir "ces drogues" qui calmeront ton chagrin,
espérant atrocement ne plus agoniser dans quelques proches matins.
Quelques heures plus tard, seule, je peux enfin pleurer,
le mascara s'échappe, offrant à mon teint une perte de clarté.
J'ai comme envie de vomir ces monumentaux instants de gaieté
que nous avons su si bien partager durant mes plus tendres années.
Des flashs parcourent mon esprit, retour vers des moments d'émoi,
assise sur ce banc face à la plaine, calée entre mémé et toi:
comment mon coeur aurait il pu attraper froid
quand deux êtres vous donnent autant de joie?
Des heures à dialoguer durant des jours et des soirées d'été,
tes yeux parfois embués par des souvenirs plein d'atrocité
que la guerre offrait pitoyablement aux deux camps opposés.
Des heures à dialoguer durant des jours et des soirées d'été,
me rappelant du haut de mes deux ans ces instants ornés de beauté,
tu me racontais comment je grimpais dans ta vieille caisse cabossée,
debout, le nez collé au pare brise, je distinguais à peine le chemin goudronné
qui allait me mener vers ce territoire ou régnait en moi la paix et la sérénité.
Pépé, tu m'as tant donné par le passé,
toi et mémé, mes admirables piliers,
essuyant mes larmes et souriant à ma gaieté.
Ton refus de t'alimenter assassine mes prochaines années.
Je hais cette main qui t'attire, celle qui préfère te voir mourir,
mais je respecte ton désir de ne plus vouloir souffrir,
acceptant de te laisser partir, acceptant de te laisser mourir,
me laissant orpheline dans un si proche et si incertain avenir.
Je suis et resterai jusqu'à la nuit des temps
ce rayon de soleil qui illumine ton environnement
tout en priant silencieusement que tes quatre vingt cinq ans
ne sont pas le miroir de nos derniers si beaux printemps...
E ritorno da te
Un soir parmi tant d'autres, un soir qui rimait avec le "notre", elle décide d'ouvrir "cette fenetre", une lumière soudain la pénètre. Une vision des plus belles s'affichait incroyablement devant elle. Au travers de la toile, elle lève délicatement le voile et se fraie un passage, ç'est alors qu'elle découvre son visage. Ils se contemplent de leur nuage, non, ça n'est pas un mirage. Ils se sont reconnus de par leur mystérieux vécu. Auprès de lui elle était revenue pour qu'il ne soit plus jamais perdu. Un bonheur loin d'être fatal, elle venait de retrouver sa moitié astrale. Telle une bouteille à la mer, elle avait dérivé durant des millénaires en flottant sur des eaux troubles, espérant desespérément croiser son double. Tel un flacon ayant perdu son bouchon, sans repères et sans aucune notion de raison, on pouvait encore deviner quelques traces de crayon et y décrypter les inoubliables lettres de son prénom. Tel un bélier, elle avait suivi ses impulsions tout en usant de ses plus belles intuitions. Tel un buffle qui "charge" quand il est menacé elle s'était battue pour rejoindre cet être sacré. Ils se sourient,ils ne font plus qu'un afin de voguer vers de nouveaux destins. Ils se tendent chacun la main pour vivre de nouveaux fabuleux lendemains. Au moindre signe de souffrance et de chagrin, ils s'unissent pour oublier leurs pénibles matins. Quand le bonheur entre dans leur foi, ils se rencontrent et se transmettent leur joie. Je suis revenue vers toi, je ne serai jamais loin de toi. Ton toi a besoin de mon moi autant que mon moi réclame ton toi. C'est une histoire d'amitié qui rime avec "e ritorno da te".
Alphabet dédicacé
A...Aimer n'est pas officiellement décerné à une certaine majorité,n'a t'on pas le droit d'aimer lorsque le coeur bat pour son semblable?Aimer ç'est avant tout donner et partager, aimer ç'est avant tout comprendre son prochain! B...Bonheur,j'ai vu, je vois et je verrai le bonheur qui brille dans leurs yeux,ils sont bels et bien humains! C...Coeur, j'ai la chance d'être dans le coeur de certains,je remercie le ciel pour cette place privilégiée que j'occupe au plus profond de leur intérieur. D...Différence,je la cherche encore et espère secrètement ne jamais la trouver.L'intolérence leur donne le nom de différence:différence de quoi?différence de qui?La notion de différence réside dans les esprits les plus fermés,je me bats au quotidien pour qu'un jour enfin cette différence n'en soit plus une! E...Equilibre,leur vie n'a rien de bancal,comme un poisson dans un bocal ils cherchent sans cesse leur idéal! F...Fragilité,des ames sensibles tout aussi fragiles,les "gays" sont des hommes avant tout avec un coeur et une sensibilité qui méritent d'être choyés! G...Générosité,merci les gars pour cette qualité que vous m'offrez si souvent. H...Humanité,tu as encore tant de progrès à accomplir pour faire taire la haine,la honte et l'horreur. I...Ile,parfois naufragés d'une societé qui doit encore avancer,ils se sentent quelques fois seuls sur cette île qui n'est pourtant pas déserte. J...Jardin,il suffit de pousser la porte de leur demeure pour constater combien il est enrichissant de cultiver dans leur lopin. K...Kilt,un peu d'humour....J'en connais un qui rêve de kilt.....Ah le hasard, à ce même moment tu viens te connecter et viens te confier comme tu sais si bien le faire.Encore une coincidence qui montre à quel point nous sommes liés! L...Longévité,longue vie à cette communauté qui sait s'afficher sans avoir peur des préjugés. M...Matin,encore un matin, encore de nombreux matins et encore d'infinis lendemains:je ne vous lacherai pas la main car vous faites partie de mon quotidien. N...Néon,au départ ç'est un gaz rare,avec un peu d'imagination, vous aussi vous savez éclairer la vie des autres,votre présence et votre soutien sont des choses rares et précieuses,pas de tabou mais de l'écoute,je vous suis sur votre route. O...Osmose,une petite parenthèse pour évoquer un jeu de mots d'un soir...Certains s'en souviendront peut être. P...Prunelle,la pupille de mes yeux,les mots me manquent pour traduire certains aveux. Q...Queer as Folk, Je n'en suis qu'à la saison une et je suis déja sous le charme du beau Brian!!! R...Rêve, j'ai rêvé qu'ils pouvaient être aimés et respectés,ç'est loin d'être gagné mais il faut croire en nos rêves afin qu'un jour ils puissent être réalisés. S...Sourire,quand un homme vous donne le sourire, est t'il bien important qu'il soit ou qu'il ne soit pas pd?????Une personne qui a le pouvoir de donner le sourire est avant tout un être plein de bonté et de générosité. T...Talisman, en quelque sorte vous êtes une partie de mon porte bonheur, ne changez rien, soyez vous mêmes, ç'est ainsi que je vous aime! U...Universel, l'amour est universel,n'a pas de frontière et surtout aucune barrière alors laissons les vivre au gré de leur atmosphère tout en respectant leur sphère! V...Virage, certains passent des années à négocier le virage de leur vie, peur d'être jugé ou encore refoulé, d'autres trouvent de suite la bonne vitesse pour le passer en douceur, chacun allant à son rythme, le tout étant d'arriver à bonne destination. W...Wagon, prenez le bon, ne laissez pas passer le train car le trajet promet d'être divin. X...X, comme un rayon qui traverse les corps,votre rayon illumine parfois mon existence. Y...Yeux,ça n'est plus des yeux mais des radars:vous êtes trop forts!!! Z...Zen,vous me rendez zen:MERCI...
Une partie de mon entourage est "gay",joli mot raffiné lorsque la vie auprès d'eux nous semble si gaie! J'ai eu un flash un matin en me levant et je me suis dit:"pourquoi ne pas leur rendre hommage?" A la lettre B, j'aurais pu taper Bouchon ou encore Bison,à P, Papillon,à L, Lézard ou encore Lionceau,à T, Tiou ou encore Tigre,à M,Marmotte....Je pourrais refaire un alphabet complet tant vous m'inspirez, je suis fière de compter des amis comme vous après de moi, je suis comblée de faire régner auprès de vous le respect parfois si souvent oublié par une certaine majorité...Les choses évoluent trop lentement à mon sens, mais ç'est en se battant chaque jour que l'on a des chances de gagner la bataille. Je vous aime, vous que j'appelle mes zoms! Le papillon
Prière éphémère
La tête penchée dans l'une de ses mains,les yeux rivés vers le ciel,
elle replonge dans ses souvenirs au gout amer aromatisé de fiel.
Les étoiles ont oublié de chuchoter tout doucement,
lui,là haut les gronde très méchamment.
Mille et une lumières transpercent son âme,
qu'il est beau d'être au centre d'un tel vacarme.
La foudre s'approche d'elle et d'un geste la frôle,
quelle joie d'entrer dans ce scénario et d'y décrocher un rôle.
Son regard entre en fusion avec de multicolores éclairs,
un court instant,elle s'échappe de la dure réalité de cette terre.
Elle tente de s'accrocher à un jet de lumière,
elle le touche du bout du doigt mais soudainement le perd.
Sa majesté s'est fachée et n'a pas écouté sa prière,
jugeant probablement qu'elle était bien trop éphémère
préférant aller gronder plus loin afin qu'elle se libère
de ce mystère qu'elle traine depuis des millénaires.
Le spectacle son et lumière semble bien terminé,
elle envisage une vie qui ressemblerait à une légende désenchantée.
Un peu perdue dans ses pensées aussi obscures que le ciel,
elle regrette déja la clarté disparue de cette kyrielle.
Le tonerre a délibérément refusé de la prendre sous son aile
en lui suppliant d'apporter soutien aux êtres qui ont tant besoin d'elle.
La pluie se met à pleurer vi | |||||||||||||||||||